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Avant match par Le Quotidien - 02.12.2016

Ils ont bien fait d'aller voir ailleurs!



BGL LIGUE Paolo Amodio a «quitté» Pétange il y a deux mois et Manuel Correia le Progrès il y a un mois et demi. Pour intervertir les postes... et révolutionner les résultats de leurs nouveaux clubs respectifs.



En trois matches chacun à leurs nouvelles fonctions, les deux coaches n'ont pas encore connu la défaite en Division nationale. S'ils n'ont pas choisi cette situation, force est de constater que tout le monde en a profité!



  Dim. 18 h,stade JosHaupert  



De notre journaliste Julien Mollereau



Paolo Amodio aura forcément une petite soif de revanche. Deux mois après avoir été limogé du Titus... et rebondi du côté de Niederkorn, il va accueillir un Pétange en bien meilleure forme qu'il ne l'était à son départ avec, à la baguette, l'ancien coach adjoint... du Progrès. À croire qu'il s'agissait juste de ré- partir le casting différemment pour que deux clubs à la ramasse se ressaisissent brillamment.



Mais qu'ont-ils de plus que l'autre n'avait pas? Ou plutôt : qu'est-ce que l'un a qui marche à Pétange, mais ne marchait pas à Niederkorn, et inversement? «Attention, rappelle justement Thomas Gilgemann, en charge du secteur sportif niederkornois. Manuel Correia n'était qu'adjoint chez nous.» Il avait donc une influence un peu moindre sur les résultats médiocres du club avant l'arrivée d'Amodio.



Pourtant, en devenant n° 1 au Titus, Correia, qui «gère bien la tête des joueurs», dixit son nouveau directeur sportif, Carlos Fangueiro, a réussi à raviver la confiance perdue sous son prédécesseur. Son bilan : neuf points pris sur neuf possibles, tous contre des concurrents directs au maintien (Rosport, Käerjeng et dans une moindre mesure, Mondorf), ce qui a franchement de la gueule. «Amodio faisait un super boulot, et c'est un super gars, explique Fangueiro, mais il n'avait juste pas de chance.»



Ce n'est pas forcément ce que doit se dire Niederkorn, puisque avec ce poissard d'Amodio, il vient quand même de signer un sept points sur neuf. «Chacun de leur côté, Paolo et Manuel ont amené quelque chose avec eux : ils ont remis les compteurs à zéro pour les joueurs et ravivé un dynamisme qui était perdu.»



«Ce changement, ça a fait du bien aux deux clubs», s'enthousiasme Fangueiro, qui pronostique un «super match» dimanche entre l'expérience du Progrès et l'envie du Titus : «Cela sera tout de même dur à gérer. Chacun des deux coaches va devoir chercher la surprise, exploiter les faiblesses des deux groupes que chacun connaît parfaitement...»



On ne peut quand même pas s'empêcher de penser qu'avec ce qu'ils montrent désormais, Amodio et Correia auraient pu faire le bonheur d'un club sans forcément avoir besoin d'en changer. «Mais moi je suis persuadé que Paolo aurait conduit le Titus dans le top 7, sourit Gilgemann. Il venait de monter, avait très bien recruté. C'était juste trop court pour pouvoir juger.» Ils vont avoir un match de plus, dimanche, pour faire nourrir des regrets à leurs anciens patrons respectifs.



• Ce qu'Amodio a apporté de différent au Progrès



Pour Thomas Gilgemann, l'apport est surtout physique. Le Progrès empilait les bonnes premières périodes avant de décliner en seconde. Il a donc loué plutôt que fustigé cette bizarrerie du calendrier qui a dispensé Niederkorn de matches pendant trois semaines avant de jouer Canach (0-5) car cela a permis de bosser le foncier. «Il a aussi rencontré le préparateur physique que nous mettons à disposition des joueurs en plus de leurs séances et qui n'était pas assez utilisé.»



• Ce que Correia a apporté de différent à Pétange



À en croire Carlos Fangueiro, c'est une approche des rencontres bien plus en phase avec les qualités de l'adversaire, ce qui a facilité sans doute la vie à un groupe extrêmement jeune et en manque de repères : «Il travaille plus cet aspect. C'est bien pour nos jeunes.»







 


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