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Le Progrès met la pression sur ses joueurs - 03.10.2016



Le Progrès met la pression sur ses joueurs




BGL LIGUE (7e JOURNÉE) Après la victoire sur Rosport, jeudi soir, les dirigeants ont indiqué à leur groupe qu'ils pourraient très bien envisager de se séparer de quelques éléments sans amélioration des résultats. 


Niederkorn pense déjà au coup d'après : si certains éléments ne sont pas au niveau avant cet hiver et si le club doit rater l'Europe (son objectif prioritaire au coup d'envoi de la saison),autant économiser l'un ou l'autre salaire pour recruter plus costaud la saison prochaine.



De notre journaliste Julien Mollereau


Comme d'habitude au pays, tout a pris des proportions folles. Fabio Marochi, président du club, et Thomas Gilgemann, son directeur sportif, sont descendus dans les vestiaires, jeudi soir, pour un «point» prévu de longue date, mais annoncé stratégiquement aux joueurs, la veille de la venue de Rosport. Au club, on a pris l'habitude de fonctionner ainsi depuis l'année dernière, pour un bilan de mi-parcours dans les matches allers. Et le fait est que le compte n'y est pas. Vingt-quatre heures plus tard, cette réunion musclée a fait des petits et un peu partout, dans le monde du foot luxembourgeois, cela s'est transformé en «Niederkorn va limoger deux ou trois joueurs cet hiver.»




Fabien Tissot a pris quelques décisions fortes contre Rosport. Bouzid sur le banc. Dog et Cassan en tribunes. Des avertissements? Photo : Julien Garroy


«On a été bien gentils pendant deux saisons»


En fait, non. Ou plus exactement : peut-être. Cela dépend non seulement des résultats, mais aussi du niveau des performances des individualités. Fabien Tissot, qui est de loin le mieux placé pour juger du niveau de compétitivité de ses garçons, a d'ailleurs déjà opéré certains choix qui ressemblent à des avertissements : face au Victoria, Dog et Cassan en tribunes, Bouzid sur le banc, sont des choix qui interpellent. Et alors que les dirigeants se sont depuis quelques semaines fait la réflexion que leur équipe semblait ne pas être au niveau des ambitions affichées par le club, le couperet a fini par tomber.


«Si c'est pour finir 7e ou 8e de Division nationale, alors on n'a pas besoin de se tracasser à payer 24 salaires, formalise Thomas Gilgemann. On a été bien gentils pendant deux saisons, mais voilà, à chaque fois que ça va de travers, nous, on en prend plein la figure. On a la pression? Cette pression, il est désormais temps qu'elle arrive aussi sur les épaules des joueurs. Car pour le moment, ce sont eux qui ne sont pas au niveau du projet.» C'est cinglant, mais ce n'est pas soudain. C'est calculé. On ne peut s'empêcher de remarquer que cette mise au point tombe en effet juste après... une victoire. Dire à ses joueurs dans les yeux qu'évoquer le rapport qualité/ prix n'est pas tabou, même dans un club qui se perçoit comme familial et veut le rester, est un message fort que la direction voulait passer alors que les quelques rares internationaux n'avaient pas encore rejoint leurs sélections respectives.


Cela dit aussi les ambitions. «Il est peut-être temps de passer à la vitesse supérieure», concède encore Thomas Gilgemann, qui n'en dira pas beaucoup plus. À surinterpréter la philosophie qu'il a mise en place depuis sa prise de fonction, on le sait, la prochaine étape, c'est de parvenir à arracher à la Sainte-Trinité (F91, Fola, Differdange) quelques internationaux luxembourgeois confirmés, qui seront sûrement approchés cet hiver. Faire la liste des garçons qui arrivent en fin de contrat va vite devenir une nécessité. Et pour les joueurs actifs du Progrès, remettre le turbo pour éviter qu'on ne fasse des économies sur leur dos pour aller chercher ces internationaux-là (qui sont quasiment plus chers que d'anciens pros confirmés), une priorité. Sinon, cet hiver, il y aura de la casse.




 

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