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BGL LIGUE (Tour des clubs) - 27.07.2016

Le Progrès veut passer un cap 



Le club de Niederkorn l'a annoncé, il veut jouer le top 3 et retrouver l'Europe. Pour y arriver, il a fait confiance à Fabien Tissot, un technicien français qui a connu le National et la CFA avec Épinal. Après une année sabbatique, Fabien Tissot découvre, à 43 ans, le Luxembourg.



Entretien avec notre journaliste Julien Carette



VOTRE CLUB A DÉJÀ ANNONCÉ LA COULEUR, IL VEUT FINIR SUR LE PODIUM. CELA VOUS MET LA PRESSION D'ENTRÉE, NON? Oui, mais vous savez, la pression, on l'a partout. Quand j'étais à Épinal, en CFA, on jouait la montée et en National, le maintien. Ici, le club a goûté à la Coupe d'Europe et veut y retourner. Et moi, la découvrir. Je ne connais pas le championnat luxembourgeois, mais quand je regarde les résultats en Europe (le succès du Fola contre Aberdeen, le nul de Dudelange contre Qarabag), je me dis que le niveau est intéressant et que les clubs de cette compétition progressent pas mal. Le Progrès est plein d'ambition mais aussi d'humilité. Nous voulons passer un cap et jouer avec les grands. Mais ne comptez pas sur nous pour dire que nous allons survoler le championnat et finir avec 15 points d'avance. On ne se prend pas pour ce qu'on n'est pas. Mes trois mots d'ordre sont : humilité, travail et performance.



QUELLES SONT VOS PREMIÈRES IMPRESSIONS AU LUXEMBOURG?J'avoue être agréablement surpris par les conditions de travail. Et ce au niveau sportif mais aussi extrasportif. J'évolue dans un club bien structuré. C'est comparable à ce que j'ai connu à Épinal dans bien des domaines et c'est même supérieur pour certaines choses, comme le suivi médical ou la manière de mettre les joueurs dans les meilleures conditions possibles pour jouer. Et ça, en maintenant un côté familial que j'aime beaucoup et qui a disparu à beaucoup d'endroits. Or, à mes yeux, c'est assurément une force. Et puis, je suis agréablement surpris par le niveau des joueurs.

COMMENT UN COACH QUI EXERÇAIT EN NATIONAL FRANÇAISE ABOUTIT-IL AU LUXEMBOURG? Beaucoup d'entraîneurs qui étaient comme moi en National se retrouvent aujourd'hui sur le marché, sans club. D'autres sont redescendus dans les échelons inférieurs. C'est très fermé comme milieu. Alors quand un club vous parle de Coupe d'Europe, c'est un objectif des plus tentants. Mais avant d'y arriver, il y a un championnat à jouer. Ne brûlons pas les étapes.

QUEL GENRE D'ENTRAÎNEUR ÊTES-VOUS? Passionné, qui aime son métier. Sur le plan sportif, je suis porté sur l'offensive. En tant qu'ancien attaquant, c'est logique (il sourit). J'aime le ballon, la possession, les buts. Après, on peut jouer avec un ou deux attaquants, ce qui compte vraiment, c'est l'animation offensive. C'est elle qui fait que cela fonctionne ou pas. Je suis quelqu'un qui a confiance en ses joueurs mais qui sait aussi être exigeant. Le foot se joue souvent sur des détails. Et quand cela roule pour vous, c'est que vous l'avez provoqué. Cela ne tombe pas du ciel.



       Lafon va amener un vent nouveau sur l'attaque niederkornoise, particulièrement apathique la saison passée. Photo Cordebar Luc/FCPN                                           



PARMI VOS RECRUES, ON RETROUVE LAFON ET LAURENT, DEUX GROS POTENTIELS. ÊTES-VOUS DÉJÀ CONVAINCU QU'ILS NE SERONT PAS DES FLOPS, COMME ROSSINI L'AN PASSÉ? Personnellement, je ne me permettrai pas de juger ce garçon comme ayant été un flop, ne l'ayant pas vu. Quant aux deux joueurs dont vous parlez, le club les a recrutés pour apporter un plus. Après, ce sera à moi de les mettre dans les meilleures conditions possibles pour y arriver. Comme je le ferai avec tous les autres. Car on aura besoin de tout le monde. Rémi Laurent et Alexis Lafon, je les connaissais déjà. Mes équipes avaient joué contre eux lorsque j'entraînais à Saint-Dizier (CFA 2) et Épinal. Le premier est un buteur, un joueur d'instinct. Cela se voit lors des séances. Alexis Lafon, lui, est un homme de couloir avec des origines anglo-saxonnes. Il a du "fighting spirit" en lui.



L' article complet en PDF ici :  /ressources/cms/files/Mittwoch%2C%2027%20Juli%202016%20Le%20Quotidien.pdf



 



 



 



 



 


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