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La BGL Ligue à l'heure de la reprise - 13.02.2016

Le bilan de la première partie de saison de notre équipe fanion ainsi que ses objectifs analysés par le journal Luxemburger Wort:


La BGL Ligue à l'heure de la reprise/Progrès Niederkorn Européen sinon rien Les Jaune et Noir doivent franchir un cap face aux habituels ténors





PAR DIDIER HIÉGEL 



Avant la reprise, Niederkorn, cinquième du classement, est à un point de la dernière marche du podium qui lui permettrait de renouer avec une compétition continentale. Sous la direction de Pascal Carzaniga, le Progrès a redressé la barre mais il lui reste à prouver qu'il peut tenir la dragée haute aux ténors. Le technicien, sacré champion avec le F91 en 2014, a d'ailleurs lié la poursuite de son aventure avec les Jaune et Noir à une participation à la Coupe d'Europe.



Sèchement sorti par le Fola au stade des seizièmes de finale de la Coupe de Luxembourg (0-4), Niederkorn se focalise désormais sur le championnat pour réaliser son objectif qui est d'être européen au terme de la saison.



Pour l'heure, le Progrès est en embuscade à la cinquième place de la BGL Ligue, à un point derrière la Jeunesse et Differdange. Carzaniga, qui a pris le relais d'Olivier Ciancanelli le 21 octobre, a redonné des couleurs a un effectif qui s'était pourtant bien renforcé durant l'été avec les arrivées de Flauss et Rossini mais qui peinait.



L'ancien coach d'Amnéville affiche, en championnat, un bilan de trois victoires pour une défaite depuis son entrée en fonction. «La prise en main de l'équipe a été compliquée», indique-t-il. «Ramdedovic et Bouzid étaient suspendus et Garros avait une main cassée. J'avais donc trois piliers de l'équipe absents pour le match à Mondorf (1-2) et un état d'esprit, sur le plan général, à améliorer. Malgré les discussions de mon prédécesseur à mon sujet, je tiens à signaler que je n'avais vu jouer Niederkorn que deux fois, une fois au Fola, une autre contre Differdange. Il m'aurait été plus plus facile de reprendre Differdange que j'ai eu l'occasion de voir très régulièrement.»



«Les cartes sont redistribuées»



Le nouveau technicien des Jaune et Noir s'est d'abord attelé à regonfler le moral de son nouveau cadre tout en travaillant le domaine physique. «L'équipe venait de perdre le derby (0-1, neuvième journée) et se retrouvait septième à quatre points de Strassen, le troisième. Après un premier test physique, j'ai constaté que beaucoup de joueurs avaient des soucis à ce niveau.» «Comme lors de tous les changements de coach, on constate une différence au niveau de l'implication des joueurs car les cartes sont redistribuées», commente Valentin Poinsignon, un des hommes forts du Progrès depuis le début de saison. «C'est parfois inconscient, mais tout le monde se remobilise et se remet au travail», souligne encore le joueur de couloir qui a franchi un palier et dé- buté tous les matches de championnat cette saison.



«A Niederkorn, j'ai conservé mon habituel plan de jeu en 4-3-3, avec, parfois, une animation différente en milieu de terrain. J'avais le sentiment qu'il fallait solidifier ce secteur de jeu. L'apport de Ramdedovic au côté de Garros a montré que j'avais effectué le bon choix. A partir du moment où ce duo a été mis en place nous avons concrétisé nos prestations avec trois victoires d'affilée», indique encore «Caza» qui se félicite de l'émergence de certains éléments.



«Fiorani m'impressionne de semaine en semaine. C'est un joueur qui a énormément de qualités, capable d'être polyvalent et avec une mentalité hors norme. Rigo aussi de par son investissement à l'entraînement ou en match. C'est un joueur à l'écoute et intelligent dans ses sorties de zone.»



«J'ai vraiment pété un câble!»



Le nouveau technicien du Progrès peut aussi se réjouir de l'efficacité de sa formation qui a inscrit quatre buts lors de ses trois dernières sorties. «Et pourtant ce n'était pas gagné! Je me souviens de mon deuxième entraînement, on jouait depuis 25 minutes et le score était toujours de 0-0... là j'ai vraiment pété un câble! A force de travail, les séances spécifiques de David Zitelli ont fini par payer et apporter la confiance indispensable aux attaquants.»



«A un moment donné de la saison, nous possédions la meilleure défense mais seulement la dixième attaque», ajoute Poinsignon. «L'arrivée du nouveau coach a fait monter les chiffres mais, chez nous, tout le monde défend aussi. C'est une question d'équilibre à trouver pour rivaliser avec les meilleurs.» Et enfin laisser tous les complexes aux vestiaires. «Si on arrive à maintenir la même cadence contre les petites équipes et à gagner contre au moins deux des trois «gros» que nous recevons (Dudelange, Fola et Jeunesse) on ne sera pas loin de notre objectif qui est de terminer dans les trois premiers», insiste le joueur de bientôt 22 ans qui a «une terrible envie de retrouver l'Europe». «Je me suis fixé ce challenge», conclut son entraîneur qui n'a signé qu'un bail de sept mois. «La suite de ma carrière au sein du club dépend de la réussite de cet objectif!» On ne peut pas être plus clair.



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