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Le Racing offre trois points au Progrès - 18.08.2015

La chance était dans le camp de Nierderkorn


Paul Bossi, ici devant Jonathan Hennetier, et ses partenaires du Progrès ont pu compter sur une bonne dose de chance pour s'imposer. 

Photo: Michel Dell'Aiera



Lors des 45 premières minutes, les promus ont inscrit un but dans leur propre camp et ont ensuite galvaudé plusieurs grosses occasions de revenir au score. Tant mieux pour la formation d'Olivier Ciancanelli qui n'était pourtant pas dans un grand jour. 



Le match et sa note. La première information de la rencontre tombe au moment de la lecture de la feuille de match: pas de Pipo Rossini. L'attaquant belge souffre des adducteurs et Olivier Ciancanelli est donc obligé de faire confiance à Hakim Menaï et Olivier Cassan pour apporter le danger. 



Du côté du club de la capitale, il y a quelques changements en attaque avec notamment la titularisation de l'ancien buteur de Dudelange, Julien Jahier, en pointe. La semaine dernière, le Progrès avait dû patienter jusqu'aux ultimes secondes de la partie pour s'imposer face au RM Hamm Benfica (2-0). Ce ne fut pas le cas ce week-end puisque les protégés de Ciancanelli ont trouvé l'ouverture sur leur première occasion. Sur un coup franc rapide de Bossi, Cassan centre vers le petit rectangle et sur une action, aussi malheureuse que confuse, Dragovic trompe son propre gardien. Sonné dès l'entame de la partie, le Racing tente de réagir. Sur une belle phase collective, Bop se retrouve face à Flauss, mais c'est le gardien du Progrès qui remporte son duel (10e). 



L'attaquant sénégalais a une nouvelle fois l'occasion de se mettre en avant suite à une action individuelle, mais sa frappe atterrit dans les bras du portier (24e). Les deux protagonistes se retrouvent une nouvelle fois et cette fois Flauss est obligé de se détendre et de repousser la balle en corner (28e). Les promus continuent de presser. Sur une magnifique passe en cloche de Bellini, l'infatigable Bop remet à Jahier. Seul au petit rectangle, l'ancien buteur de Dudelange ne cadre pas sa frappe (36e). Dominateurs, mais imprécis devant le but, les joueurs de Fabien Matagne regagnent le vestiaire en étant menés au score totalement contre le cours du jeu. 



Le Progrès peut s'estimer très heureux du déroulement des événements. Le début du second acte est plus partagé, le Progrès semble enfin décidé à conserver un peu le ballon, mais ne parvient toujours pas à se montrer dangereux. En football, l'équipe qui n'arrive pas à se montrer réaliste finit souvent par le regretter. C'est ce qui va se passer pour le Racing peu après l'heure de jeu. Un centre millimétré de Garros atterrit dans les pieds de Poinsignon qui se joue de Rodrigues pour tromper Ménétrier. Le Racing est mal payé, mais parvient à se relancer grâce à un coup franc précis de Jahier (2-1, 77e). Cette réduction du score ne permettra pas à la formation de la capitale de repartir avec une unité du stade Jos Haupert. 



Les promus regretteront longtemps leur maladresse devant le but en première période. Quant à la note, nous sanctionnons cette partie d'un 13/20. Un match agréable dans l'ensemble avec quelques belles actions individuelles. 



L'homme du match. Elhadji Bop. Inarrêtable durant le premier acte, il a eu deux fois l'occasion de ramener son équipe dans la rencontre. C'était le joueur le plus en vue durant le match mais il a manqué de réalisme et d'un brin de chance pour ramener sa formation dans le match. Le fait du match. Le but contre son camp de Nenad Dragovic. Le joueur du Racing est clairement le héros malheureux de cette rencontre. Le Progrès ne s'est montré qu'une seule fois dangereux pendant le premier acte et il a fallu que sa seule action soit conclue par un adversaire… 



Nicolas Dekimpe 



Progrès Niederkorn - RFCUL 2-1 



Stade Jos Haupert, pelouse en bon état, arbitrage de M. Korbas (FRA) assisté de MM. Bragoni et Morais, 645 spectateurs. Mi-temps: 1-0. 



Evolution du score: 1-0 Dragovic (4e, c.s.c.), 2-0 Poinsignon (61e), 2-1 Jahier (77e).



Corners: 0 pour Niederkorn; 7 (4+3) pour le RFCUL. 



Cartons jaunes: Bossi (59e, tacle dangereux) et Soares (90e, antijeu) pour Niederkorn; Rodrigues (79e, faute sur Cassan) pour le RFCUL. 



PROGRÈS (4-3-3): Flauss; Ferino, Bouzid (cap.), Dog, Soares; Garos, Bossi (64e Fiorani), Ramdedovic (72e O. Thill); Cassan, Menaï, Poinsignon (75e Rougeaux). 



Joueurs non-alignés: Machado, Lehnen. 



Entraîneur Olivier Ciancanelli. 



RFCUL (4-3-3): Ménétrier; Rodrigues, Bernardelli, Kébé, Hennetier; Dragovic (59e Mokrani), Bellini (cap.), Skrijelj; Diomisio (46e Assekour), Bop, Jahier. 



Joueurs non-alignés: Hahm, Tavares et Sinani. 



Entraîneur: Fabien Matagne. 



Ils ont dit



Fabien Matagne (coach du RFCUL): «On n'a pas de chance ce dimanche comme depuis le début de saison. On offre un but à notre adversaire et on a trois-quatre grosses occasions de revenir dans la rencontre. Je ne sais pas si c'est un manque de confiance ou de réussite. Ce qui me rassure, c'est le contenu. On produit du jeu et on se crée des occasions. On n'affrontera pas non plus chaque semaine des ténors du championnat. Et puis on ne perdra pas non plus tout le temps suite à un autogoal de notre part. Il n'y a donc pas de raison de stresser.» 



Olivier Ciancanelli (coach du Progrès): «Je concède que notre premier but est chanceux. On a un trou durant le premier acte, mais on ne leur laisse pas non plus énormément d'occasions. En seconde période, leur réduction du score tombe un peu de nulle part avec ce coup franc. On a ensuite les occasions pour aggraver le score. Ce dimanche, on a débuté sans Pipo Rossini et sans Sébastien Thill, qui sont blessés, mais on a montré qu'on pouvait compter sur un groupe.»





 


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