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Un match nul étouffant - 04.08.2015

BGL LIGUE (1re JOURNÉE)



La Jeunesse a amené le Progrès là où elle voulait le conduire. Au duel physique.




La Jeunesse et le Progrès se sont livré un vrai combat. Même sur phase arrêtée, ça n'a rien donné.



Il n'y avait pas un centimètre carré de libre sur le terrain pour développer du jeu, hier, à la Frontière. Troisième nul consécutif entre les deux formations, cette fois sans but. Comment en aurait-il été autrement?



De notre journaliste Julien Mollereau



Une rencontre irrespirable qui tenait moins du match d'hommes que de bandits, voilà ce que nous ont offert la Jeunesse, qu'on attendait dans ce registre, et le Progrès qu'on pensait être capable de porter le débat à un autre niveau. Soit qu'Olivier Ciancanelli a anticipé le déroulement du match et sait que même Olivier Cassan ne lui servirait à rien dans ce magma de chair jouant à se disputer le ballon, soit qu'il a choisi de répondre exclusivement au combat physique, toujours est-il que le petit meneur de jeu français est sur le banc au coup d'envoi et que c'est une réelle surprise.



Peut-être aurait-il pu nous éclairer un peu tout ça. Parce qu'avec aussi peu d'espaces, même les techniciens ont dû adopter le style chiffonnier et se bagarrer. Dans cet enchevêtrement de corps où les pertes de balle se sont succédé au rythme d'une toutes les deux secondes, il n'y a que l'intensité physique à admirer. Pas un enchaînement digne de ce nom en première période. À peine un plat du pied de Thill sur un corner joué à l'entrée de la surface et que Rossini prolonge maladroitement à côté (16e) et un centre fuyant de Poinsignon sur lequel le même Thill arrive en retard (36e).



Flauss décisif devant Corral


Ce doit être là que la Jeunesse rêve d'amener le Progrès. Et le coup eut été parfait sans un Flauss extrê- mement vigilant dans les buts niederkornois : à la 58e, une passe dans la profondeur soudaine trouve Corral qui frappe instantanément à angle fermé pour un ballon repoussé très difficilement, mais repoussé quand même. C'est là, à ce tournant de match, que les lignes se desserrent enfin, que les espaces commencent à s'ouvrir. Et que Cassan rentre. Trop tard pour éclairer ce qui peut l'être : la Jeunesse a pris un léger ascendant. N'Diaye, seul au point de penalty sur corner, est à deux doigts de décroiser une tête au fond (71e). Sept minutes plus tard, l'ancien Messin dévie un ballon au premier poteau pour un jaillissement de Mé- lisse à l'entrée de la surface, mais qui bute sur Flauss (78e). Cette Jeunesse-là n'est pas funky mais elle est très sérieuse et contre un Progrès qui n'aura cadré que 20 %, cela suffit amplement. Avec une telle intensité, une telle organisation, on la retrouvera haut.


VESTIAIRES


Carlo Weis (coach de la Jeunnesse) : «C'était un match très serré. Tactiquement, c'était bon. Avec deux équipes qui n'ont rien lâché. On a quand même eu deux belles occasions en deuxième période. J'ai un œil qui rit et un œil qui pleure. Mais on a vu une Jeunesse très généreuse, qui avait envie. Comme ça, on va faire un bon championnat.»


Olivier Ciancanelli (coach du Progrès) : «Cassan? On va à l'extérieur, pour une reprise. On voulait stabiliser notre milieu et voir. On aurait signé tout de suite pour un point.»


Olivier Cassan (Progrès) : «J'ai été surpris de ne pas jouer. C'était un match pour moi, avec une belle pelouse. Je ne sais pas ce que le coach avait en tête mais un point pour commencer, ici en plus, c'est pas mal. Mais il faut enchaîner contre Hamm.»


Adrien Ferino (Progrès) : «Ce n'est pas un mauvais début. Ils nous attendaient et pour un match de reprise, après la Coupe d'Europe, c'était dur physiquement. Surtout avec cette chaleur.»


Arsène Menessou (Jeunesse) : «C'était une rentrée des classes plutôt correcte dans ce championnat que je découvre et où l'impact est quand même supérieur à ce qu'on voit en Belgique. Ça donne! Petit à petit, la Jeunesse va se découvrir et jouer mieux.»






 

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