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Bienvenue au club! - 09.07.2015

EUROPA LEAGUE Le Progrès brûlait d'envie de découvrir l'Europe. Il a payé pour apprendre, mardi, lors de son élimination à Dublin, mais a de quoi nourrir des ambitions pour l'avenir.


Cette expérience européenne pourrait être profitable cette saison au Progrès en championnat.



De notre envoyé spécial à Dublin, Matthieu Pécot



L'EUROPE, RENDEZ-VOUS OBLIGATOIRE



Le Progrès s'est débarrassé d'un sacré boulet en jouant l'Europa League cet été. Au moins, l'année prochaine, si le club obtient de nouveau ce droit, on ne pourra plus lui rabâcher que sa dernière apparition dans une telle compétition remonte à trois décennies. Le manque d'expérience des joueurs et du club à ce niveau s'est d'ailleurs fait ressentir, mais étant donné que l'adversaire n'était pas un crack européen, Niederkorn est sorti avec son lot de regrets. Avec le sentiment que, oui, il y avait un truc à faire, quand bien même le 3-0 ramassé au Tallaght Stadium laisse entendre le contraire. Un chiffre : sur l'ensemble de la confrontation, le Progrès a tiré 18 fois au but contre 11 pour les Irlandais. «Si ça tourne bien, Pino Rossini nous met un doublé à l'aller et ça change beaucoup de choses», ruminait le directeur sportif Thomas Gilgemann, mardi soir. Il n'est pas le seul à avoir passé la nuit de mardi à hier en refaisant le match. Pour tout dire, chaque Niederkornois a son propre scénario et tous se rejoignent sur le fait que ne pas avoir marqué pendant 180 minutes est assez injuste. S'il n'y avait pas un fossé entre les deux équipes, Shamrock Rovers boxe encore dans une autre catégorie que le Progrès. L'annonce de l'arrivée de la légende Damien Duff, qui avait ré- servé neuf places pour sa famille mardi, témoigne de l'importance de ce club en Irlande. Le Progrès, lui, doit réussir le plus dur : creuser l'écart avec la Jeunesse, à qui il ira rendre visite dès la 1re journée de BGL Ligue, et faire en sorte que le «big three» composé du Fola, F91 et Differdange, devienne durablement un «big four».



DES RECRUES MALHEUREUSES



Respectivement dans les buts et à la pointe de l'attaque, Sébastien Flauss et Pino Rossini ont incarné le manque de réussite niederkornois. Le premier a multiplié les fautes de main, mardi, la faute à une pluie et un vent qui l'ont frigorifié. Au Tallaght Stadium, Rossini a raté un but tout fait qui n'aurait été que symbolique (90e+2) et à l'aller, il avait buté sur Hyland à bout portant et un peu plus tôt, un lob génial avait atterri sur le poteau. Troisième recrue estivale titularisée mardi, Alessandro Fiorani n'a pas non plus été très chanceux. Son énergie a sauté aux yeux et prouvé qu'il était une solide alternative au poste de latéral gauche quand David Soares n'est pas là, et sa polyvalence devrait lui permettre d'avoir un temps de jeu très honnête. Mais comme le foot est une histoire de détails, c'est lui qui concède la touche qui amène le 2-0 sur lequel Flauss se troue (40e).



LES CHOIX DE CIANCANELLI SERONT CRUCIAUX



Olivier Ciancanelli voulait rester coach de cette équipe à la condition d'avoir un adjoint fort. Il l'a, avec l'ancien Nancéien Cédric Lécluse. Le staff niederkornois n'a désormais rien à envier à celui des gros poissons de la BGL Ligue. Le groupe, lui aussi, n'a jamais été aussi fourni. Tous les postes (ou presque) ont été doublés cet été, Pino Rossini débarquant avec le seul profil qui manquait à l'équipe, celui d'avant-centre bulldozer. Mais le temps ne va pas forcément jouer avec le Progrès. Le club a voulu grandir? Il a grandi, mais va vite être confronté à un problème de riches : chaque week-end, Olivier Ciancanelli va devoir envoyer deux joueurs étrangers en tribunes. Il a rarement eu ce choix, jamais simple, à faire l'an passé. On ne dégage jamais une équipe-type sans créer un clan de joueurs mécontents. L'ambiance du groupe niederkornois a beau être saine aujourd'hui, rien ne garantit qu'elle le sera toute la saison. Voilà l'un des gros défis qui attend le Progrès.



S'il a manqué d'efficacité, Hakim Menaï (n°9), qui voit Hyland le gardien de Shamrock s'interposer, a été le Niederkornois le plus dangereux sur l'ensemble des deux matches. Crédit photo FCPN/Luc C.





Les Irlandais votent Garos et Cassan



Le quotidien Irish Daily Star s'est prêté au jeu des notes pour la rencontre de mardi. Aux yeux de nos confrères irlandais, les milieux de terrain Mickaël Garos et Olivier Cassan, qui ont récolté la note de 7/10, ont été les meilleurs dans le camp niederkornois. Samuel Dog (4) a quant à lui eu droit à pas mal de jeux de mots faciles.



Rougeaux, épaule luxée



Avant de céder sa place à Valentin Poinsignon, Lévy Rougeaux a tenu un peu plus d'une heure sur le terrain. Il souffrait le martyr au coup de sifflet final, mardi, la faute à une luxation de l'épaule contractée en première période. Le repos de quatre jours accordé aux joueurs par le staff va lui faire le plus grand bien.


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