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Progrès: ne surtout pas manquer d'Eire - 30.06.2015

Luxemburger Wort le 30-06-2015, Christophe Nadin



 




On devrait retrouver Hakim Menaï sur l'aile gauche pour débuter la partie ce mardi. 

Photo: Nicolas Bouvy



Quatrième la saison dernière en BGL Ligue, le Progrès retrouve la scène continentale 33 ans après l'avoir quittée. Le club de Niederkorn s'est renforcé et veut forcer l'exploit contre les Irlandais des Shamrock Rovers. Dans la chaleur d'Oberkorn, il s'agira de ne pas manquer d'air.



 



Quel Progrès face aux Shamrock Rovers? 



L'Europa League arrive plus vite qu'un boomerang lancé à vive allure. A peine le temps de savourer son retour sur la scène continentale que le Progrès s'est plongé dans la préparation. 



Deux matches amicaux plus tard (victoire 3-0 contre Differdange et 3-1 contre une équipe mixte de Dudelange), Olivier Ciancanelli s'est fait une idée de son onze de base. Encore faut-il avoir le cran de l'expérimenter face à un adversaire avec beaucoup plus de moelle. Mais l'ADN du Progrès n'est-il pas de porter le jeu vers l'avant?



L'arrivée de Rossini a redistribué les rôles offensifs. Le puissant attaquant italo-belge ne peut jouer qu'en pointe, ce qui pousse Menaï et Rougeaux vers les ailes. Derrière, le triangle Cassan-Thill-Garos est déjà bien rodé. L'ancien Messin orchestre la manœuvre pendant que l'infatigable n°28 ratisse les ballons. A charge pour Sébastien Thill de jouer un rôle d'électron libre qui lui va plutôt bien. 



Là où Olivier Ciancanelli va devoir trancher, c'est en défense. La paire Bouzid - Dog a sécurisé l'axe central pendant une grande partie des deux matches amicaux avec une belle aisance. Les deux dernières recrues hivernales ont pour elles la force athlétique pour rivaliser dans les airs. 



Christophe Nadin Luxemburger Wort



 



Ferino, l'homme polyvalent du secteur, peut davantage apporter sa vitesse ou concurrencer Rigo dans le couloir droit. Soares et Fiorani devraient se disputer l'avant-dernier ticket au poste de latéral gauche étant entendu que Sébastien Flauss, arrivé du Borussia Neunkirchen, sera le gardien du temple jaune et noir. 



Que valent ces Shamrock Rovers? 



Le Progrès ne partira pas favori dans cette double confrontation avec le club le plus titré d'Irlande (17 titres). Les Hoops arrivent lancés avec 37 points après 18 journées de championnat et une troisième place actuelle en Premier Division. Intraitables sur leur terrain, ils n'affichent pas la même sérénité à l'extérieur. 



«Ça joue davantage au sol que dans les airs», avertit Olivier Ciancanelli. «Ils vont rentrer à cent à l'heure dans la partie comme ils le font face à chaque adversaire.» Sur le plan des individualités, l'entraîneur de Niederkorn a retenu Stephen McPhail, «le patron et la tête pensante de l'équipe. Un gars de 35 ans passé notamment par Sheffield Wednesday». Mais aussi «McCabe et Waters, très rapides sur leurs ailes, Miele, un n°10 intéressant et Blanchard». 



Et Ciancanelli de conclure: «C'est une équipe qui dézone. Ils sont capables d'attaquer à sept pour aller marquer puis de se retrouver à trois derrière. Les points faibles, ils en ont mais je les garde pour moi.» Spectacle en vue? 



Une fin de printemps mouvementée 



On aurait tort de ne pas le reconnaître, le Progrès s'est modernisé ces derniers mois, se donnant une allure plus professionnelle. Notamment en terme de communication. Une approche toutefois ternie par la saga de l'entraîneur en cette fin de printemps. Partira, partira pas? Olivier Ciancanelli a été mis à toutes les sauces jusqu'à ce que l'arrivée de Michel Le Flochmoan capote au dernier moment. 



Et voilà Ciancanelli réinstallé dans son costume de patron sportif. Pour envoyer un message fort au groupe et donner les coudées franches à un entraîneur, il y avait certainement moyen de faire mieux! 



Renouer avec le passé 



Il suffit de voir les mines des bénévoles du Progrès pour comprendre combien ce retour sur la scène européenne a fait du bien au club. Même si le match est délocalisé à Oberkorn, tout est fait pour que la fête soit totale. «Moi, ça ne me dérange pas de jouer là-bas. J'y ai quand même passé six ans. Seule différence, le terrain était tourné dans l'autre sens», ironise Olivier Ciancanelli. 



Le club a attendu 33 ans et une double confrontation perdue face au Servette Genève pour à nouveau passer la frontière. On se souviendra que le Progrès avait rencontré aussi le Real Madrid en Coupe des champions (défaite 0-5 à Santiago Bernabeu et 0-7 au Luxembourg) en 1978. 



Le bilan n'est pas flatteur puisqu'en dix matches, Niederkorn n'a pris qu'un point et n'a marqué qu'un but. C'était face à Glentoran. Des Irlandais... du Nord!



Le groupe: Flauss, Machado; Bouzid, Dog, Ferino, Fiorani, Lehnen, Rigo, Soares, Cabral, Cassan, Garos, Poinsignon, O. Thill, S. Thill, Menaï, Rossini, Rougeau.



Arbitre: Hovhannisyan (ARM)


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