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Ismaël Bouzid: «J'espère qu'ils vont nous sous-estimer» - 29.06.2015

Le défenseur central connaît la scène européenne


Buteur avec Galatasaray contre Sion en 2007 en Coupe de l'UEFA, Ismaël Bouzid s'apprête à mettre son vécu au service du Progrès ce mardi. Le défenseur central rappelle le côté magique de la scène continentale et espère que le Shamrock Rovers sous-estimera Niederkorn.



Ismaël, la Coupe d'Europe, ça vous rappelle des souvenirs?



Oui, je l'ai disputée avec Galatasaray en 2007. J'ai même inscrit un but contre Sion. On avait passé les poules avant de nous faire éliminer par le Bayer Leverkusen.



Mais ce ne fut pas votre seule expérience?



Non, j'ai remis ça avec Heart of Midlothian deux ans plus tard. On s'est fait sortir d'entrée par le Dinamo Zagreb. On avait perdu là-bas 0-4. Il faisait chaud et humide et ça nous a déstabilisés en début de match. Au retour, on gagne 2-0, mais on aurait pu forcer l'exploit! 



Que retenez-vous de ces aventures continentales? 



Que c'est une chance de jouer de tels matches! On peut vivre des moments magiques. C'est aussi une belle aventure humaine. D'autant plus ici lorsque certains se sacrifient professionnellement pour être là alors que d'autres ont fait une croix sur leurs vacances! 



Le Progrès retrouve l'Europe 33 ans après sa dernière participation. Avec quelles ambitions? 



On reste humble, mais l'ambition est de passer ce tour. Shamrock Rovers est en plein championnat et arrive lancé alors que nous n'avons que deux matches amicaux dans les jambes. J'espère que les Irlandais vont nous sous-estimer. En tout cas, il nous faudra réussir une belle entame de match si on veut garder nos chances intactes. 



Vous qui avez joué en Ecosse, le football irlandais vous parle-t-il? 



e n'ai jamais joué contre une équipe irlandaise, mais la culture anglo-saxonne est bien présente. Cette faculté à aller dans les duels, à se dépouiller sur le terrain, à ne rien lâcher. On est prévenus. Et si on prend des coups, il faudra en donner aussi! Ceci dit, sur ce qu'on a vu, Shamrock joue davantage au sol que dans les airs. 



Ce Progrès est-il plus fort que la saison dernière? 



Oui, il y a plus de concurrence. Dans le sport et particulièrement dans le foot, la concurrence élève un groupe. Tout le monde se bat plus à l'entraînement.



 La saga du (non) changement d'entraîneur à la trêve ne vous a-t-elle pas perturbé? 



Comme joueur, on a forcément été à l'écoute de ce qui se passait. On est tout de même les premiers concernés. Mais il faut laisser faire les dirigeants. C'est leur job! 



 Sur le plan personnel, vous êtes un pigeon voyageur. Vous avez envie de vous poser à Niederkorn? 



Oui, le projet m'a séduit. Encore plus à mon âge (bientôt 32 ans) et dans ma situation familiale. On a envie de faire mieux qu'une quatrième place en championnat. Il faut commencer à songer gagner des titres.



Votre frère Adam joue à Zweibrücken. Vous voyez-vous jouer un jour ensemble? 



Pourquoi pas? Comme les frangins Thill. Ça doit être marrant. Si le destin le décide... Mais la priorité n'est pas là. 



Vous continuez à jeter un œil sur le FC Metz?



Oui, je suis né à Nancy mais j'ai été formé à Metz, donc je continue à jeter un œil là-bas. Je pense que Metz avait les qualités pour se maintenir au regard de son début et de sa fin de saison. Le point positif, c'est qu'on va retrouver le derby...



 


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