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Le Progrès, ça y est! - 18.05.2015

La peur de gagner a longtemps paralysé le 4e de DN au bout d'une semaine où tout a roulé pour lui.

En se qualifiant jeudi soir pour la finale de la Coupe, Differdange et le F91 lui avaient mâché 50  % du boulot. Restait au Progrès Niederkorn à faire le dernier pas, tout seul, comme un grand : battre l'US Rumelange. Et partir du principe que quoi qu'il se passe à la Frontière entre la Jeunesse et Mondorf, les sept buts d'avance au goal-average qu'il compte sur la Vieille Dame suffiront à faire de lui, au classement, le 4 e définitif de cette saison et donc un européen en puissance. C'est cette paralysante certitude que tout est entre ses mains, dorénavant, mais aussi le poids autrement plus lourd de 33 ans à attendre de revenir sur la scène continentale (quand bien même pas un des joueurs niederkornois sur la feuille de match n'était né la dernière fois que les Jaune et Noir ont joué la C3) qui a animé toute la première période des hommes de Ciancanelli. Qui ont manqué d'être cueillis à froid par un très bel appel de Lopes (qui rate son lob seul face à Dargenton) dès la 6 e minute, puis ont ensuite accumulé huit énormes occasions de but sans les convertir.





Rigo sauve sur sa ligne à la 88 e minute.



La délivrance est venue juste avant la pause, à la suite d'une énormissime perte de balle de Pupovac à 35 mètres de son but, d'une passe lumineuse de Thill dans la profondeur et d'un plat du pied impeccable de Menaï (1-0, 45 e ).





Derrière, il y a eu beaucoup de souffrance. La peur de gagner, on appelle ça.



Devant le but, les pieds ont continué de trembler, notamment celui de Rougeaux, seul face à Schinker dès la 46 e minute et qui a tire-bouchonné sa balle de break tout comme ses coéquipiers, en première période, ont raté toutes leurs occasions de mettre entre Niederkorn et la Jeunesse une différence de buts telle qu'il n'y aurait même plus le moindre doute.





Et derrière, la fébrilité s'est installée lentement. L'angoisse du contre. Gomes redresse mal sa tête qui finit dans les bras de Dargenton (56 e ), Lopes réclame un penalty que M.  Krueger, hésitant, a bien failli accorder (58 e ) et surtout Rigo, en capitaine dévoué, est replié sur sa ligne à deux minutes du coup de sifflet final pour sortir un lob de Lopes qui aurait pu tout gâcher.



Au coup de sifflet final, la joie est contenue mais les drapeaux, eux, de sortie. Notamment deux célébrant le retour de l'Europe à Niederkorn. Ils avaient pris la poussière, depuis le temps...



Le scénario serait improbable



 Désormais, pour que l'Europa League échappe au Progrès Niederkorn, il faudrait un improbable concours de circonstances qui lui ferait perdre l'équivalent de sept buts d'avance sur la Jeunesse. Par exemple, que la Vieille Dame aille s'imposer 4-0 à Differdange et que lui s'incline sur le même score du côté du Galgenberg face au Fola. Fort peu probable puisque la plus lourde défaite niederkornoise, qui date du 14 septembre, est un 3-1 à Differdange, tandis que les plus larges succès de la Jeunesse ont eu lieu contre Etzella (0-3 et 5-1). Alors face au FCD03...  



«L'Europe? Disonsque c'est fait à... 99%»



Olivier Ciancanelli (entraîneur du Progrès)  : «Aujourd'hui, on écrit une petite page de l'histoire du club. En première période, on aurait pu marquer au moins quatre ou cinq buts et au final, avec la pression, on se fait un peu peur en deuxième période, avec des petites erreurs inhabituelles dont certains face à face ratés. Mais bon, l'Europe, disons que c'est fait quand même à 99  %... Maintenant, il va falloir se casser la tête pour la reprise. Au lieu d'un mois de vacances, on aura deux semaines mais bon, c'est un plaisir...»



Jonathan Rigo (capitaine du Progrès)  : «On va dire que le plus gros du boulot est fait! Bon, ça reste encore compliqué d'aller jouer au Fola le dernier match de la saison, mais on conserve notre avantage de +7 au goal-average sur la Jeunesse. Dommage, on avait de très grosses opportunités de creuser cet écart en première période. Heureusement qu'Hakim nous délivre... Après, en deuxième période, c'est vrai qu'on a un peu eu peur de se faire rattraper. C'est bien, cette année, on va avoir un tout petit peu moins de vacances, mais cela en vaut vraiment la peine.»



Henri Bossi (directeur sportif du Progrès)  : «Il y a encore un match à jouer et sept buts entre deux équipes. Mais bon, oui, de principe, c'est bon.... Dire que la dernière fois qu'on a joué la Coupe d'Europe, j'étais sur le terrain... Maintenant, le plus important, c'est de voir la vision qu'on aura pour les prochaines saisons!»



A priori, ils la joueront à Oberkorn.



Il existait encore un vague doute sur l'endroit où le club niederkornois, dont le stade Jos-Haupert n'est pas apte à accueillir un match d'Europa League, serait susceptible d'évoluer pour son tour de Coupe d'Europe. Il y a encore une vague hésitation entre le stade Josy-Barthel et le parc des Sports d'Oberkorn, occupé par le voisin differdangeois. Hier, Marcel Bossi, président du Progrès, a indiqué que théoriquement, cette deuxième option serait celle retenue par le club et la mairie.



Le Quotidien vom Montag, 18. Mai 2015


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