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C'est l'heure de la grande finale pour le Progrès - 16.05.2015

L'Europe, 33  ans plus tard? Pour Olivier Ciancanelli, qui avait 19  ans seulement la dernière fois que le Progrès Niederkorn a joué en Coupe d'Europe, comme perspective, c'est « passionnant ».

C'est passionnant mais ce n'est pas fait  : il manque 4  points si l'on veut être rabat-joie et réaliste, 3  si l'on se fie à la plus élémentaire prudence, même si, avec sept buts de retard au goal-average, la Jeunesse aura du mal à refaire un tel handicap. « Pour moi, c'est hors de question », a d'ailleurs clamé Ciancanelli.



Il l'avoue, la soirée de jeudi « dans les têtes, a boosté » ses joueurs. La plupart des membres de son effectif a assisté, en tribunes, à la victoire sur le fil de Differdange contre Canach. Et le seul Ramdedovic était à Dudelange pour voir se boucler la boucle qui fait de la 4 e  place un strapontin doré. « C'est tout à fait ce qu'on attendait, sourit ce dernier. Ça fait plaisir d'avoir enfin tout entre nos mains



Très exactement, ce que Niederkorn va avoir entre les mains, c'est le Rumelange de Carlo Weis, qui estime à « 0,01  % les chances » de relégation désormais. « Soulagés », les Rumelangeois n'auront donc que leurs primes de match à opposer,





sur la pelouse du stade Jos-Haupert, à la furia jaune et noire? Ceux qui ont de la suite dans les idées mais peu de bon sens se souviendront que Weis, futur coach de la Jeunesse Esch, pourrait avoir envie d'arracher quelque chose dans l'espoir que son futur club puisse encore rêver d'Europe. On leur opposera gentiment que Carlo Weis est un homme trop pragmatique pour avoir envie d'amputer sa préparation estivale, qui sera un moment crucial de la reconquête de la Vieille Dame, et que voir la Jeunesse rester avec le bonnet d'âne ne serait pas forcément pour lui déplaire. Vu que le technicien refuse de répondre sur le sujet, on en restera au stade des spéculations gentillettes d'autant que lui estime de toute façon que « pour la Jeunesse, l'Europe, faut pas rêver! »...



Non, c'est clairement le Progrès qui rêve. « Je ne pense pas que cela puisse nous échapper », tente de se convaincre Dino Ramdedovic, qui était dans l'autre camp l'an passé, celui de la Jeunesse qui avait coiffé le Progrès au poteau pour un petit point. Le milieu de terrain, parti en mauvais termes, goûte ce « plaisir d'une petite revanche ».



«On n'a pas la pression»



C'est d'ailleurs un curieux hasard que les seuls joueurs niederkornois à avoir goûté à la Coupe d'Europe soient... les anciens de la Jeunesse. Ramdedovic donc, mais aussi Lévy Rougeaux ou Tim Lehnen. Ce dernier compte un petit match au niveau continental et aimerait bien, à 28  ans, étoffer son expérience. Pas question, donc, de rater cette finale absolue contre l'USR  : « On n'a pas la pression. C'est un trop grand mot. Mais on va tout faire pour l'emporter parce que je suis certain que ça suffira. Si on gâche tout, ce sera de notre faute.» Surtout que c'est déjà arrivé une fois... «L'année dernière, échouer à un point de l'Europe, ce n'était pas grave puisque ce n'était pas l'objectif. Là, d'ailleurs, ça ne l'est toujours pas... » Allez faire croire ça à qui vous voudrez, que le Progrès ne serait pas mortifié d'échouer encore une fois...



Le Quotidien vom Samstag, 16. Mai 2015


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