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Le Progrès en voulait - 09.03.2015

Contre un Hostert encore trop insouciant pour tenir un match, les hommes de Ciancanelli sont passés entre les gouttes. Et ils auront encore un très beau coup à jouer le week-end prochain.

Alors c'est cela, l'idée que le Progrès se fait de sa quête européenne, 35  ans après sa dernière apparition sur la scène continentale? Ça promet! Après une mi-temps de minauderies à se contenter de vivre de phases arrêtées qui lui ont d'ailleurs permis d'ouvrir le score sur un coup franc très excentré de Bossi sur lequel Pleimling se jette avec l'autorité d'une huître –  son dégagement au poing repart en arrière et file tout doucement au fond de son propre but, à la 38 e (1-0)  –, tout a enfin fini par partir en sucette. Et qu'a-t-on vu? Que le Progrès ne maîtrise pas tout, loin de là, et surtout pas défensivement. Mais aussi et surtout qu'il a du cœur et de la ressource! Qu'il veut s'accrocher et qu'il va s'accrocher.



Niederkorn, pourtant, a tout fait pour ne pas gagner cette rencontre. Il s'est même forcé un peu pour la perdre. Ce Progrès invaincu depuis onze matches de rang à domicile (sans affirmer qu'il ait mal joué, puisque ce n'est pas le cas) a tout fait faux jusqu'aux arrêts de jeu. Rater d'énormes occasions de but, notamment un plat du pied de Cassan qui fuit le cadre (50 e ) sur une offrande de Menaï ou un énorme loupé de Soares, seul face au but vide (63 e ). Se saborder derrière, aussi, notamment par l'intermédiaire de ses grognards. À la 52 e , Rigo –  qui finira expulsé à la 68 e pour un plaquage sur le feu follet Adler  – percute Battaglia qui arrive lancé et offre un pénalty (généreux) au promu, que Nomel transforme (1-1). Dans la foulée, le capitaine niederkornois, en perdition, perd une balle qui finit sur Adler, au poteau de corner et dont le centre est repris de la tête par Nomel. Sur sa ligne, un Castellani pas exempt de tout reproche, laisse rentrer le ballon de justesse (1-2, 57 e ).



Nomel marque



un penalty, pas le 2 e



Moins de dix minutes plus tard, Bouzid, recruté pour apporter ce surcroît d'expérience et de sérénité aux lignes arrière, se fait aussi piéger par Adler, qu'il doit abattre en pleine surface pour éviter qu'il ne score. Pas de deuxième carton jaune. Pas de double peine. Et même pas de peine du tout puisque cette fois, Nomel, au penalty, qui prend Castellani à contrepied, attrape l'extérieur du poteau (65 e ).



Avec tout ça, les hommes de Ciancanelli sont toujours debout. À dix, mais debout, puisqu'un somptueux extérieur de Thill en pleine course, qui lance un Rougeaux remplaçant mais percutant, permet d'égaliser (2-2, 62 e ).



Et c'est à ce moment de l'histoire que le Progrès commence à prendre de l'épaisseur en même temps que ses ambitions européennes. Pas bon, il va quand même aller chercher trois points. Au bout d'un contre que Hostert n'aurait jamais dû autoriser. Thill décoche une frappe tendue que Pleimling freine. Soares arrive comme une balle depuis son poste d'arrière gauche pour pousser au fond. Avec envie. Avec détermination. Avec un peu de réussite aussi, mais du genre de celle qui se provoque.



Non vraiment, ces trois points, le Progrès ne les méritait pas forcément, mais il les voulait...



Le Quotidien vom Montag, 9. März 2015


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