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Le Progrès mérite bien son podium - 24.11.2014

Plombée par des erreurs de communication et de placement, la défense de Rumelange a rendu les armes contre un Progrès Niederkorn qui s'affirme définitivement comme un candidat à l'Europe.



Ces trois derniers mois, Rumelange a réussi à nous faire aimer son style, ses coups de vice défensifs. Quand ça marche (souvent à l'extérieur, presque jamais à domicile), avouons-le, c'est tellement cynique que c'en est beau à pleurer. Le réalisme pour le réalisme élevé au rang d'art. Hier, pour le dernier match de championnat de l'année 2014, l'USR s'est quand même plantée. Parce que son réservoir de joueurs a atteint ses limites : Zinga blessé côté droit, Pereira l'a remplacé. Lui et son binôme de l'axe, le généralement impeccable Siebert, ont deux boulettes majeures à leur actif sur 90  minutes et contre un Progrès comme ça, plus sérieux que brillantissime, c'est deux de trop.

Au coup d'envoi, pourtant, on a cru au gros coup de folie niederkornois : malgré la présence de Rougeaux sur la feuille de match, personne sur la «pelouse» ne semble vraiment prendre en charge la pointe dans cette attaque flottante à quatre têtes qui semble promettre du jeu. Un plan «à l'espagnole » période Mondial-2010, sans véritable avant-centre? Une superbe illusion oui! En première période, le Progrès va faire comme beaucoup d'autres passés avant lui sur ce pseudo-terrain : balancer. Le drame de Rumelange : ça marche. Un centre soudain et bien senti de Ramdedovic, de 40 mètres tout de même, voit Pereira rentrer dans un duel qui n'aurait pas dû le concerner, puisque Siebert y est déjà. Dans son dos, Garos finit le boulot de demi-volée (0-1, 13e). Puis un immense dégagement de soixante mètres de Ferino trouve Menaï isolé au coeur d'une ligne défensive en train de remonter. On aurait juré que la paire Siebert-Inacio avait assez de bouteille pour éviter ce genre de mauvaise surprise, mais non... Le lob de Menaï en pleine course bat Schinker (0-2, 38e).

Revenue de 0-2 à 2-2, l'USR s'écroule Le match serait déjà plié si l'USR n'avait pas une arme de destruction massive à faire valoir en cas de coup dur : ses gabarits et les phases arrêtées qui vont avec. Moins de soixante secondes après que Niederkorn eut doublé le score, Castellani se troue un peu sous la pression d'un corner de Pupovac (une erreur qu'il rachètera largement par la suite, notamment sur une claquette en lucarne à la 52e). Lopes, seul devant le but, smashe au fond (1- 2, 39e). Et un cafouillage sur coup franc permet à Thior d'égaliser tranquillement (2-2, 57e).

Rumelange se croit en position de force. Il continue de harceler les porteurs de balle niederkornois, mais contrairement à ses trois derniers mois faits de rigueur, il va craquer à nouveau : sur un ballon anodin, Pereira et Siebert communiquent mal et Thill n'a plus qu'à fusiller Schinker (2-3, 60e), qui avait été sauvé par sa barre huit minutes plus tôt quand Ramdedovic, à l'arrêt au moment de recevoir le ballon, peut pénétrer dans la surface les doigts dans le nez (52e). Immédiatement derrière, Rougeaux décroise une tête hors de portée du portier rumelangeois après avoir remporté son duel avec l'énorme Bertino (2-4, 66e). Olivier Ciancanelli et ses hommes, en partant en vacances, début décembre, ne pourront avoir qu'un seul regret : que Differdange ait de son côté réussi à s'en sortir contre Rosport...


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