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Le Progrès, leader en force - 06.10.2014

BGL LIGUE (9e JOURNÉE) Niederkorn a retrouvé son fauteuilde leader, vendredi, au terme d'une démonstration de football dont a fait les frais une triste équipe de Grevenmacher (6-0). Les Mosellans sont au fond du trou.

Le Progrès avait une occasion en or de reprendre la première place après le match nul du Fola, la veille face à la Jeunesse (1-1). Sur le papier, cela semblait facile, car ces derniers temps, rien ne va plus du côté de Grevenmacher. Les Mosellans ont enregistré vendredi leur sixième défaite de suite et la cinquième sans marquer le moindre but. Ils ont aussi battu le triste record de Wiltz, qui avait réussi l'exploit de ne pas marquer pendant 7 heures et 35 minutes d'affilée. Le CSG a porté ce record de silence offensif à 7 heures et 37 minutes... Jacques Muller ne voulait pas pour autant dramatiser la chose au coup d'envoi. Pouvait-on s'attendre à une surprise? En voyant le début du match, la réponse est formellement non! La rencontre a dû mal à démarrer. Aucune des deux formations n'arrive à se démarquer. La partie stagne, le spectacle n'est pas au rendez-vous. Les deux équipes n'arrivent pas à se créer la moindre occasion. Il faut attendre une demi-heure pour voir la première frappe. Et est-ce qu'on peut appeler cela une occasion?

Car cette frappe de Poinsignon passe à cinq mètres à côté. Aucune frayeur pour Schaab. Les deux portiers s'ennuient fermement. Les spectateurs? Idem. Malgré le manque d'occasions, le Progrès monopolise le ballon, sans trop savoir quoi en faire.



Olivier Ciancanelli en est conscient et c'est certainement le message qu'il va passer à ses joueurs à la mi-temps. Force est de constater que le message est passé, car c'est une toute autre équipe du Progrès qui déboule sur la pelouse du stade Jos-Haupert. Trois buts en quatre minutes Les coéquipiers de Jonathan Rigo ne mettent pas longtemps à se mettre en évidence. Le but lors de la première période contre le court du jeu par Olivier Cassan, d'un tir croisé a libéré le Progrès (1-0, 32e) et vite trouvé des petits frères. Les buts vont s'enchaîner pour les locaux. Cassan, encore lui,va faire mal à ses adversaires. Après une frappe détournée par Schaab, le milieu offensif est à l'affût et ne rate pas le coche (2-0, 51e). Les hostilités sont lancées, plus personne n'arrive à arrêter les hommes d'Olivier Ciancanelli. Deux minutes après le deuxième but, c'est Hakim Menaï qui va inscrire son nom sur la liste des scoreurs, en profitant d'un caviar de Cassan pour mettre le ballon au fond des filets (3-0, 53e). La messe est déjà dite mais le cauchemar de Grevenmacher est loin d'être fini. Les Nierderkornois ont faim et remettent ça. C'est encore Menaï qui s'en charge d'une tête piquée pour battre une quatrième fois Arnaud Schaab (4-0, 55e). Jacques Muller n'en croit pas ses yeux, son équipe est entrain de chavirer et vient d'encaisser trois buts en quatre minutes. Ils n'arrivent même pas à enchaîner deux passes de suite et sombrent dans la détresse. On croit que l'hémorragie vient de s'arrêter lorsque que le Progrès décide à nouveau de punir son adversaire par l'intermédiaire de Paul Bossi, qui part seul tromper Schaab (5-0, 70e). Les joueurs de Grevenmacher n'ont qu'une hâte, voir l'arbitre les renvoyer à la douche. Ils sont à la ramasse et chaque minute est une souffrance. Le sixième but va logiquement arriver. Devenu euphorique, le Progrès termine la rencontre en beauté par Soares, qui profite d'un cadeau de Rougeaux, hyper-altruiste dans une position qui aurait pu lui permettre de marquer. Jeu, set et match, voilà la devise de ce vendredi soir. Olivier Ciancanelli est aux anges, son équipe vient de chiper la première place au Fola. Quoi de mieux pour débuter le week-end.



La trêve internationale va se passer de manière très sereine du côté du Progrès, qui a deux semaines pour préparer un excitant déplacement à Dudelange. Et pendant ce temps-là, Grevenmacher coule tranquillement, ce qui ne ravit pas les supporters du CSG, qui ne se sont pas gênés pour le faire savoir aux joueurs de Jacques Muller vendredi soir.


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