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Victime d'un trou d'air de 60 secondes - 22.09.2014

BGL LIGUE (7e JOURNÉE) Mené 0-2 après un quart d'heure de jeu contre une Jeunesse ultraréaliste et parfaitement organisée, Niederkorn s'est démené pour revenir au profit d'un troud'air eschois d'une minute pas plus.



La Vieille Dame rate une occasion en or de prendre les commandes de la Division nationale, au moins momentanément. Mais elle en a trop peu fait offensivement dans la gestion de son avance pour ne pas accepter sa punition de bonne grâce…



Ciancanelli ne veut plus faire d'expérience derrière. Le match de Differdange lui a suffi. Retour aux recettes éprouvées du tout début de saison : Soares à gauche, Lehnen réintégré dans l'axe et protégé par une paire Ramdedovic – Garos. La réception de la Jeunesse se fera donc sans Zimmer, victime collatérale du derby, ni Nouidra, furieux d'avoir appris qu'il n'en serait pas une heure seulement avant de monter en voiture… via Facebook.

Sorti des conditions de ce remodelage, c'est à se demander si Nouidra et son grain de folie créatrice n'aurait pas éclairé le jeu du Progrès en première période, hier. Pas ronronnant mais bloqué par un impressionnant travail de harcèlement du bloc défensif eschois, qui n'a pratiquement fait que ça mais l'a longtemps très bien fait. En général, il est plus facile de défendre que d'attaquer et le plan de jeu de cette Jeunesse fera forcément grincer certaines dents. Son manque d'ambition dans le jeu y transpire parfois. Mais son expérience et son sérieux dans la gestion de ce genre de rencontres aussi. Puisqu'elle a pris très vite l'avantage par Ibrahimovic qui traîne sur un tir repoussé de Portier (0-1, 11e) puis sur un penalty obtenu d'un joli appel de Corral plaqué au sol alors qu'il tente un lob compliqué dos au but (0-2, 14e), la Vieille dame aurait tort de s'en priver, de cette capacité à attendre. Au bout d'une éventuelle victoire l'attend la place de leader, au moins pour 48 heures et la fin de cette 7e journée…

Le spectre du 21 mars 2012 Sauf que son cynisme va lui coûter cher. En moins de soixante secondes, sa splendide organisation, à peine ébranlée par la sortie de Portier pour un pépin au mollet, va voler deux fois en éclat. Sur un corner vite joué au premier poteau, la remise de Poinsignon aboutit à un tir de Garos magnifique le long du poteau (1-2, 58e). Et juste après la remise en jeu, c'est une passe évidente de Ramdedovic dans la course de Menaï, dans l'intervalle, qui va transpercer le rideau eschois (2-2, 59e). L'espace de quelques secondes, on se revoit au Thillenberg, le 21 mars 2012, quand ces mêmes Niederkornois, menés 2-2 par Differdange, avaient retourné la situation en 120 secondes de folie pour l'emporter 2-3. Ca n'arrivera pas. Pas de Bossi qui rase deux fois les montants (71e, 80e) et se heurte à Oberweis en un contre un (89e). Le Progrès s'est remis à l'endroit après son non-match du week-end>passé. Mais il encaisse encore deux buts. Ca fait sept en trois matches et c'est beaucoup pour un postulant à l'Europe. L'avantage, c'est qu'après son coup d'orgueil de la deuxième période, oui, on peut parler de lui comme d'un candidat à l'Europe. Il n'a pas tout perdu ce soir, il a même peut-être gagné quelque chose. La Jeunesse, par contre…



VESTIAIRES...  «On est au niveau des gros»



Olivier Ciancanelli (entraîneur du Progrès) :                                                                       «Au moins, à la pause, on ne s'est pas énervés, on ne s'est pas rentré dedans. Il fallait qu'on change quelque chose, on l'a changé. On a eu un peu de chance mais on l'a provoquée. Ce n'est vraiment pas facile de revenir sur une Jeunesse quand on est mené comme ça. Mes gars ont mérité leur point. On a encore pris des buts sur des erreurs individuelles mais notre réaction a été excellente. Ça veut dire qu'on est au niveau des gros.»

Kim Kintziger (Jeunesse) :                                                                                                        «Ce n'est pas du tout un bon point : on avait fait le plus dur en marquant deux fois et on était bien en place. Mais en deuxième mi-temps, on perd l'organisation et cela ne doit pas nous arriver. Pas sur ce genre de match. Si on veut prétendre jouer le haut de classement, on ne peut pas ne pas gagner ce genre de match.»


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