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Le Progrès se pose des questions - 19.09.2014

BGL LIGUE (7e JOURNÉE) Après sa débandade dans le derby differdangeois, Niederkorn, qui y a perdu sa place de leader, reçoit la Jeunesse en match avancé. Mais avec quelle équipe?



Si Olivier Ciancanelli s'était lancé dans cette saison avec l'idée d'une charnière Ferino-Zimmer, les blessures diverses, le décentrage de Lehnen, le retour en forme de Nouidra, la naïveté affichée dans la gestion de la rencontre face au FCD03 (3-1) dimanche dernier, tout concourt... à ne pas savoir quel est le point d'équilibre de ce Progrès si ambitieux. Mais là, il lui faut résoudre l'équation!



Ca doit être ça, l'apprentissage de l'ambition : on peut être coleader du championnat, posséder la quatrième défense de l'élite et se demander encore, après six journées, quel bloc défensif le plus cohérent mettre en place pour la réception de la Jeunesse. «Differdange nous force à réfléchir», reconnaît Olivier Ciancanelli. Tu m'étonnes : rien n'a fonctionné comme Niederkorn le voulait dimanche dernier. Ni son plan de jeu, ni sa charnière de rêve, ni son entrejeu relanceur. Bref, contre la meilleure attaque du pays, ça ne pardonnera pas. Ciancanelli préférerait éviter, son équipe vient de prendre cinq buts en deux matches alors qu'il n'en avait auparavant encaissé que deux en quatre matches.



IL S'EST PRIS POUR QUI? Le Progrès avait un plan de jeu dans le derby. Et le plan, c'était... de ne pas produire de jeu. Il espérait marquer vite (ce qu'il a fait via Zimmer à la 3e minute) puis rester tranquillement derrière. Au lieu de ça, il s'est laissé griser. «On s'est pris au jeu, admet Ciancanelli. Moi aussi d'ailleurs. On voulait leur montrer quelque chose, aux Differdangeois. Mais on n'a pas su doser nos efforts.» Naïveté. En deuxième période, ce Progrès qui se croyait revenu un an en arrière, quand, euphorique, il marchait sur tout le monde, n'avait plus les jambes pour quoi que ce soit. «On n'avait plus d'influx.»

Résultat, Ciancanelli prévient : il alignera ce soir contre la Jeunesse des joueurs qui ont compris que le Progrès est là «d'abord pour défendre son point plutôt que de prétendre immédiatement aux trois».





FERINO-ZIMMER, LE RÊVE? C'est la charnière de l'avenir, disaient les dirigeants niederkornois cet été. Mais pour cause de blessure( s ), elle n'a joué pour la première fois qu'au Parc des sports d'Oberkorn avec l'excuse très valable du manque de temps de jeu tout court et du manque de temps de jeu ensemble. Un argument à moitié recevable pour Ciancanelli, qui plaide aussi coupable : «Même si les fautes à Differdange ont été individuelles et pas collectives, sur l'égalisation, il n'y a pas de couverture sur le ballon en profondeur. Cela prouve que cela n'a pas bien fonctionné. Ces deux garçons ont quand même de l'expérience, il faut qu'ils assument.»

Mais du coup, on fait quoi? On met en place, bon an mal an, la paire de rêve, ou on fait marche arrière en attendant l'hiver? Réponse ambiguë du coach : «On n'a pas le temps pour les bricolages.» C'est à dire soit pour repartir encore en arrière et s'offrir une sixième charnière en sept matches. Soit pour recasser la paire dont tout le club le rêve. On peut donc en conclure tout et son contraire? «Non, il faut trouver les compatibilités derrière.» Pour mémoire, avec Lehnen dans l'axe, le Progrès a pris deux buts seulement en 360 minutes. Sans lui, il en a pris cinq en 180 minutes. Et comme côté gauche, là où Lehnen a dépanné, Soares est enfin de retour...



DU SANG (TRÈS) CHAUD? Dzenid Ramdedovic va faire son retour de l'armée pour affronter son club formateur. Juste à temps pour reformer une paire un peu plus carrossée? Avec Garos, on les imagine déjà indissociables. Ciancanelli semble confirmer à demi-mot : «Si ça a bien fonctionné jusque-là, pourquoi changer?» Surtout que le staff niederkornois a observé des lacunes dans les duels défensifs et que la masse de l'ancien Eschois pourrait aider, alors que Garos, qui continue de découvrir la DN, continue de «se faire bouger. Il faut être beaucoup plus costaud». C'est tout? Non, en plus, il faut «de la rigueur ». Le très fantaisiste Nouidra en possède un peu moins et clairement, l'ambition n'est déjà plus au jeu, au Progrès. Plutôt au sérieux.


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