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Cette fois, le Progrès doit s'en contenter - 30.08.2014

Les joueurs d'Olivier Ciancanelli reprennent malgré tout la tête du championnat.

 



UN PROGRÈS TROP JOUEUR?



C'est tant mieux pour le spectacle et tant pis pour les gardiens. Hier, le Progrès n'a jamais fermé le jeu, y compris quand cela aurait été un réflexe chez une équipe «normale». Du coup, le public niederkornois a eu l'occasion de crier des «wunderbar» et s'extasier devant certaines phases de jeu. Cela a été le cas dès la 38e seconde de jeu. Soit un peu moins de quatre 100 mètres d'Usain Bolt (dans un bon jour) mis bout à bout. À la réception d'une longue ouverture, Hakim Menaï, côté droit,

profitait d'un Semedo mal réveillé pour lui prendre le ballon dans son dos et, d'un contrôle orienté parfait, s'en aller remporter son duel avec Worré (1-0, 1re). Peut-on décemment en vouloir aux Niederkornois d'avoir voulu enfoncer le clou? Décemment non. Même si n'importe quel entraîneur vous dira le contraire. Car le public en a eu pour son argent, notamment en

première mi-temps, où la seule règle du jeu était de mettre un maximum de buts et tant pis s'il fallait en prendre quelques uns pour arriver à ses fins. Le Progrès a mené une deuxième fois au score, à la suite d'une délicieuse combinaison Menaï-Cassan-Rougeaux, où le centre de l'avant-dernier était repris d'une tête acrobatique par le dernier nommé (2-1, 26e).

Par la suite, Niederkorn n'a plus réussi à apporter autant de danger devant la cage de Worré. À Hostert la semaine passée, le Progrès avait régné dans le money time, inscrivant les deux buts de sa victoire dans les cinq dernières minutes. Cette fois, il devra se contenter du match nul. Après cinq journées, les Jaune et Noir ont engrangé 13 points sur 15, soit autant que la saison passée. Il ne reste plus qu'à se servir de cette expérience pour ne pas subir la même baisse de régime cet hiver. À sa décharge, hier, le Progrès a dû jouer avec deux habtuels milieux en défense centrale, Tarek Nouidra et Marco De Sousa. C'est la quatrième paire que Ciancanelli doit utiliser en cinq journées à cause des blessures.



MONDORF : DEVANT, C'EST TRÈS FORT



Après avoir étalé son potentiel défensif à Dudelange il y a deux journées (0-0), Mondorf est en train de montrer qu'il sait aussi jouer au ballon. Sa victoire face à Käerjeng la semaine dernière avait dessiné une tendance qui s'est confirmée hier. En revenant deux fois au score, les joueurs d'Arno Bonvini l'ont prouvé. C'est d'abord Mohamed Nabli, qui a confirmé que son déficit de taille ne pesait pas grandchose comparé à sa débauche d'énergie. Comme un symbole, le joueur de 1,72 m qui dépanne au poste d'avant-centre a égalisé d'une tête bien appuyée (1-1, 20e).

La force mentale du groupe mondorfois s'est manifestée une deuxième fois par un moment de grâce. L'ouverture millimétrée de l'entreprenant Medri était reprise de volée par Hégué, à la Van Basten, dans le petit filet opposé de Castellani (2-2, 45+1). Mondorf est venu chez le leader pour jouer au foot et cela aurait même pu se traduire par une victoire. Au retour des vestiaires, Medri (53e), Dione (56e) et Hégué (59e) ont tous vu leurs tentatives passer tout près des poteaux de Castellani. Et quand c'était cadré, comme sur ce coup franc surpuissant de Thonon (78e), le gardien niederkornois sortait le grand jeu. L'US Mondorf est en BGL Ligue depuis moins d'un mois et a déjà compris beaucoup de choses.


 


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